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L'Oeuvre du Mois
Pour découvrir ou mieux connaître la collection Tous les premiers dimanches du mois à 16h, une rencontre avec le conservateur autour d’une œuvre, connue ou méconnue, des collections vous est proposée. Pour découvrir un artiste, une période, une technique et, petit à petit, former son œil...
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Devenir artiste : la formation des peintres au XIXe siècle,
autour du Patrocle de Jacques - Louis David Dimanche 2 mai 16h
 Patrocle, Jacques-Louis David |
En 1775, Jacques-Louis David (1748-1825), élève à l’Académie royale de peinture et de sculpture, remporte le prestigieux Prix de Rome. Cette distinction l’autorise à aller poursuivre sa formation dans la capitale artistique italienne, grâce à une bourse d’étude. A son arrivée, la vue des chefs d’œuvres des siècles passés lui cause un choc esthétique sans précédent. Cet héritage est trop lourd, trop écrasant. Désemparé, il s’isole et tombe dans une impuissance créatrice totale. David quitte alors Rome pour se rendre à Naples. Là, il découvre les tableaux de l’école naturaliste de Caravage, qui agissent comme un révélateur : l’Académie recommandait à ses élèves de copier l’antique avant tout. David sait désormais qu’il ne faut jamais cesser de travailler d’après la nature. De retour à Rome, il réalise le Patrocle, un corps expressif, frémissant de vie... un nouvel artiste est né.
En se fondant sur l’œuvre de David, l’Oeuvre du mois retrace les étapes de la formation des peintres au XIXe siècle, et pose une question fondamentale : comment trouve-t-on son style ?
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Une énigme du musée : La Conversion de saint Augustin de Fra Angelico dimanche 6 juin 16h
 La conversion de Saint Augustin
Fra Angelico |
Au premier étage du musée est accroché un petit panneau de bois, représentant un personnage assis sous un figuier. La tête entre les mains, il médite. Le tableau est modeste – on passerait volontiers sans le voir. Il s’agit pourtant de l’un des joyaux de la collection, œuvre d’un moine, Guido di Pietro († 1456), qui a dévolu sa vie entière à la peinture. La postérité le surnomma « Fra Angelico » - frère Angélique – en raison de la grande spiritualité émanant de son art. L’oeuvre a été réalisée à Florence au tout début du XVe siècle, époque pleine d’effervescence où les artistes travaillaient à l’élaboration d’un langage nouveau, en rupture totale avec les canons médiévaux qui prévalaient jusqu’alors. C’étaient les premières années de la « Renaissance ».
En dépit de sa petite taille, le tableau pose bien des énigmes aux historiens de l’art. Quelle scène représente-t-il exactement ? Comment identifier les personnages ? Pourquoi le panneau semble-t-il tronqué ? En reprenant l’ensemble des informations disponibles, l’Oeuvre du mois mène l’enquête.
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Délicieux supplices : le Mazeppa de Jean-François Millet Dimanche 4 juillet 16h (en lien avec l'exposition "Millet, à l'aube de l'Impressionnisme")
 Le Mazeppa de Jean-François Millet |
Lorsque l’on évoque Jean-François Millet (1814-1875), les premières œuvres venant à l’esprit sont l’Angélus, le Semeur ou encore Les Glaneuses : les grandes peintures de la vie paysanne, calmes et pondérées, qui ont été rattachées au courant pictural du réalisme.
Le Mazeppa, dessin virtuose au crayon et à la gouache, laisse transparaître un Millet très différent de cette image traditionnelle. Sur un thème inspiré d’un poème de Lord Byron, Millet se fait fougueux, exalté, sauvage presque – en un mot, Millet se fait romantique.
L’occasion de découvrir une facette méconnue du peintre de Gréville, en même temps qu’une œuvre rarement exposée au public.
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La fabrique du paysage,
autour des Falaises de Gréville de Jean-François Millet Dimanche 1er août 16h (en lien avec l'exposition Millet, à l'aube de l'Impressionnisme)
 Les falaises de Gréville
Jean-François Millet |
Jean-François Millet (1814-1875) a réalisé de nombreux paysages, vues du Cotentin de son enfance ou des environs de Barbizon où il avait établi sa résidence. Toutefois, contrairement à ses contemporains, il ne peint jamais directement dans la nature, « sur le motif ». Il se contente d’y réaliser quelques esquisses, qui lui serviront de base pour composer ses tableaux de retour à son atelier. Ses compositions sont longuement préparées : recherches de formes, notations précises des couleurs et de la lumière observées sur site. Les Falaises de Gréville est le dernier dessin préparatoire à son tableau La côte de Gréville vue de Maupas (1871, Buffalo).
Son analyse permet de s’immiscer dans le secret de l’atelier de l’artiste, pour plonger au cœur du processus créatif d’un chef d’œuvre.
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L'Eglise de Gréville, le testament de Jean-François Millet Dimanche 5 septembre 16h (en lien avec l'exposition Millet, à l'aube de l'Impressionnisme)
L’Eglise de Gréville est l’une des dernières œuvres de Jean-François Millet (1814-1875), réalisée suite à son retour dans le Cotentin en 1871, alors qu’il fuyait les troupes prussiennes qui menaçaient l’Ile-de-France. Ce paysage – testament constitue un dernier hommage à son pays natal. Un symbole de ses origines, qu’il a conservé auprès de lui dans son atelier jusqu’à sa mort en 1875. Exposée par la suite au musée du Luxembourg, l’œuvre influencera les fondateurs de la modernité picturale que furent Vincent Van Gogh et Paul Cézanne. Elle appartient aujourd’hui aux collections du musée d’Orsay, qui l’a exceptionnellement prêtée au musée d’art Thomas-Henry pour l’exposition Millet, à l’aube de l’Impressionnisme.  L'église de Gréville
Jean-François Millet |
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