Le cimetière de Cherbourg
Fondé en 1825 et étendu en 1926, le cimetière de la Duché est non seulement un lieu de souvenir et de recueillement pour de nombreuses familles cherbourgeoises, mais aussi un lieu chargé d'histoire.
La partie la plus ancienne du cimetière est celle qui est placée entre le boulevard Guillaume le Conquérant et le chemin des Aiguillons. Aux six hectares de ce premier cimetière est venu s'ajouter, en 1926, un second terrain de quatre hectares situé dans le prolongement du chemin des Aiguillons.
Le cimetière a une superficie de dix hectares et compte environ treize mille sépultures.
Au hasard des allées du vieux cimetière, on découvre des tombes qui portent le nom de personnalités qui ont marqué l'Histoire de Cherbourg.
C'est ainsi que l'on retrouve les tombes d'anciens maires ou députés de Cherbourg comme Augustin Asselin qui fut maire durant la Révolution, comme Léon Noël qui exerça sa magistrature avant la Seconde Guerre Mondiale ou comme René Schmitt qui prît en charge la destinée de la Ville à la Libération.
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On trouve également la sépulture de la famille Fréret-Vauvert à laquelle appartient Armand Fréret, peintre de marine décédé en 1919, dont plusieurs oeuvres sont exposées au Musée Thomas Henry.
Outre les monuments commémoratifs, le cimetière de Cherbourg possède de remarquables chapelles funéraires et pierres tombales dont l'architecture témoigne de l'évolution des styles au cours des XIXe et XXe siècles.
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Une partie du cimetière regroupe les tombes des soldats morts au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Ces soldats sont en majorité de nationalité française. Mais, il y a aussi des Anglais, des Belges, des Portugais et des Serbes qui étaient venus combattre à Cherbourg.
Une cinquantaine de soldats allemands étaient enterrés à Cherbourg. Leurs sépultures ont été transférées dans un cimetière militaire.
De même, une soixantaine de tombes de militaires russes morts à Cherbourg ont été transférées à Haubourdin, dans le Nord.
Au total, avec près de 700 tombes, le carré militaire constitue le plus grand cimetière militaire de Normandie situé dans l'enceinte d'un cimetière civil.
Le carré militaire est réservé aux soldats morts pour la France des guerres 1914-1918, 1939-1945, d'Indochine et d'Algérie. On y dénombre 581 Français, 62 Belges, 1 Portugais et 2 Serbes.
Le cimetière abrite également un carré anglais qui contient 86 tombes britanniques et du Commonwealth de la seconde guerre mondiale. Ce sont uniquement des aviateurs qui reposent sous des stèles en béton blanc. Ce carré anglais qui possède son propre calvaire et un banc, est traité comme un "jardin". Lorsqu'on parle de sépultures militaires dans le cimetière de Cherbourg, on ne peut pas ne pas évoquer les tombes des marins du Kerseage et de l'Alabama. Ces navires nordiste et sudiste qui ont fini, en juin 1864, leur Guerre de Sécession dans la rade de Cherbourg.
De fait, le cimetière de Cherbourg est l'un des rares lieux au monde où des combattants d'une guerre civile sont enterrés côte à côte.
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|  |  |  |  | Les Cimetières anciens d’Octeville
Les cimetières anciens d’Octeville (celui des Ragotins mis à part) comptent 1 335 sépultures.
Placé au milieu de l’église Saintt-Martin, joyau de l’art roman, pour le premier d’entre eux et, en face, pour le second, ces cimetières présentent des sépultures d’un intérêt architectural qui témoigne de l’évolution de l’art funéraire de la première moitié du XIXe siècle à nos jours : obélisques (s’inspirant de la campagne de Bonaparte en Egypte), croix latines en versions tréflée ou ancrée, décor végétal ou floral, art déco…
Plusieurs tombes ont également conservé leurs grilles de clôture avec les habituels symboles associés à la mort : torche renversée, sablier, urne avec voile de deuil…
Des personnalités d’Octeville, dont d’anciens maires, sont inhumées dans ces lieux.
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