Le Théâtre de Cherbourg
"Le Théâtre d'or" : c'est ainsi que le surnommèrent les Cherbourgeois lorsqu'ils purent enfin contempler le raffinement tant extérieur qu'intérieur de leur nouveau théâtre en 1882.
Il est vrai qu'en cette fin de XIXe siècle, Cherbourg était une ville en pleine expansion et qu'elle n'avait pas hésitée à faire appel, pour la décoration, à des artistes de grand renom. Parmi eux, Georges Clairin (1843-1919), peintre de l'Opéra de Paris, qui signa le magnifique plafond de la salle de spectacle qui continue de susciter l'admiration.
 Les cariatides de la façade |
Le Théâtre de Cherbourg est une des constructions les plus achevées et aussi la plus représentative de la dernière génération des théâtres à l'italienne.
Il a été construit entre 1880 et 1882 à l'emplacement des anciennes halles à grains.
Le projet a été confié à l'architecte Charles de Lalande (1833-1887) qui a également conçu à Paris le théâtre de la Renaissance (1874) et le théâtre des Nouveautés (1879).
Le Théâtre de Cherbourg est pourvu d'un plateau incliné à 4% permettant de produire un effet d'illusion.
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Il fut doté, lors de sa construction, de 13 décors permettant 42 transformations grâce auxquelles l'on pouvait représenter le Vaudeville, la Comédie, le Drame, l'Opérette, l'Opéra-Comique et l'Opéra.
Le public se répartit entre l'orchestre, le parterre et trois niveaux de galeries. L'espace scénique est déterminé par un cadre richement ornementé (dit cadre de scène) et correspond approximativement aux dimensions d'un cube.
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| Au-dessus de ce cube, une hauteur de 8 mètres est disponible, qui permet de dissimuler éléments de décors et toiles peintes.
Originellement, les dessous de scène disposaient d'une profondeur équivalente, de sorte que les décors surgissaient du sol dans la même proportion que ceux descendant des cintres.
Depuis la construction du centre culturel, la profondeur des trappes s'est trouvée réduite à 1 mètre 60.
Ornée d'un superbe lustre de cristal, la salle de spectacle est conçue à l'italienne.
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Le peintre Georges Clairin a réalisé la décoration du plafond.
Il a composé, dans le foyer, des représentations allégoriques de la comédie, du drame, de la musique et de la danse et enfin, il a peint deux grandes oeuvres "la Digue" et "la Campagne" qui ornent le grand escalier.
Le plafond de la salle du foyer "les quatre saisons" a été réalisé par Jules Richomme (1818-1903).
L'une des plus belles pièces, le foyer, a été décoré à la fois par Georges Clairin et Jules Richomme.
Les cariatides supportant le balcon extérieur ont été exécutées par le sculpteur cherbourgeois Louis Alexandre Lefèvre.
Classé monument historique depuis décembre 1984, il est inscrit au programme des visites guidées de la ville.
Depuis début 1991, le théâtre de Cherbourg-Octeville a le statut de Scène Nationale.
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| |  La façade du théâtre | |  Le foyer | |
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