Depuis 1995 et l’obtention d’une Première Fleur, la ville s’est engagée dans la voie du fleurissement. Un engagement qui s’est traduit par une Deuxième Fleur en 2000 puis une troisième en 2002. En 2007, le jury national des Villes et Villages Fleuris lui décerne la Quatrième Fleur, plus haute récompense en matière de fleurissement.
Une récompense bien méritée : la ville possède une longue tradition botanique et son climat avait été jugé exceptionnel par la Marine du Roi pour acclimater les nombreuses espèces végétales exotiques ramenées des expéditions scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. La présence du Gulf Stream et le climat océanique tempéré ont ainsi permis à la ville de poursuivre les plantations exotiques dans ses parcs, parterres, massifs et serres : plus de 1 000 palmiers (Trachycarpus excelsa, Kentia, Butia capitata…) s’épanouissent ainsi en centre ville, le long des quais…
Une ville-arboretum
Cherbourg-Octeville préserve son patrimoine avec une attention toute particulière : ses 85 jardiniers entretiennent 5 parcs et jardins, dont deux ont obtenu le label Jardin remarquable, 240 hectares d’espaces verts dont 10 000 m² de massifs fleuris, 900 jardinières et 140 hectares de pelouse…
Chaque année, les serres municipales produisent 420 000 fleurs pour le fleurissement d’hiver et d’été. Une production rendue possible grâce à l’investissement de la ville dans une machine à repiquer conçue sur mesure ainsi que d’une machine à semis qui permet de planter des graines non visibles à l’œil nu. «Cela permet à notre ville de marins-jardiniers d’avoir un fleurissement original, souligne le député-maire, Bernard Cazeneuve. De plus, les jardiniers s’occupent de 70 000 arbustes et 24 000 arbres : une diversité que nous enrichissons en permanence afin de faire de Cherbourg-Octeville, une ville arboretum».