> Jean-François Millet (1814-1875)
Né au hameau Gruchy à Gréville-Hague, le 4 octobre 1814, Jean-François Millet étudia la peinture à Cherbourg, puis à Paris dans l’atelier de Delaroche, avant de se fixer définitivement à Barbizon, en Seine-et-Marne, où il décède le 20 janvier 1875.
Il commença sa carrière en peignant des portraits dont une partie importante se trouve au musée Thomas Henry. Il est surtout connu pour ses peintures du monde rural : l’Angélus, Les Glaneuses...
 Statue de Millet à Gréville-Hague |
Deux statues célèbrent la mémoire de Jean-François Millet.
La première, oeuvre du sculpteur Chapu, achevée par son élève Bouteiller, fut inaugurée en 1892. Elle se trouve dans le jardin public de Cherbourg.
La seconde, bronze du sculpteur cherbourgeois Marcel Jacques, fut inaugurée en 1898 sur la place de son village natal, Gréville-Hague.
En 1941, le département chargé de la récupération des métaux non ferreux au sein du Ministère de l’Intérieur ordonna sa saisie afin de récupérer le métal.
Les habitants parvinrent à en sauver le buste qui fut replacé sur le socle le 15 juillet 1945.
La statue a été par la suite reconstituée dans son état originel.
|
Statue de Jean-François Millet
au Jardin Public En 1886, une active campagne de pétition cherbourgeoise conduisit la ville de Cherbourg à ouvrir une souscription pour élever un monument à Jean-François Millet.
Mais très rapidement, le projet artistique de cet hommage national fut récupéré par des célébrités du monde des arts parisiens et confié à un des leurs, Henri Chapu (1833-1891).
 © Maison du tourisme de Cherbourg
Statue du Jardin public |
Sculpteur prolifique et très accaparé, Chapu eut juste le temps de désigner le jardin public comme emplacement et d’entamer des études avant de décéder et c’est à Jean-Ernest Bouteiller que l’on doit finalement le monument actuel, inauguré le 22 septembre 1892, jour anniversaire de la République.
Celui-ci redessina le buste et eut surtout l’idée d’ajouter un groupe réussi et élégant représentant une paysanne, figure familière des tableaux de Millet, son enfant dans les bras qui tend des fleurs des champs au peintre.
Ce monument qui bénéficie d’un piédestal soigné est typique de son époque, associant un buste et un groupe allégorique pour en finir avec les portraits en pied. Il associe également, ce qui est moins courant, le marbre du buste, le bronze du groupe et le granit du piédestal.
Inscrite à l’inventaire des Monuments Historique depuis janvier 2006.
|
Oeuvres de Jean-François Millet au Musée Thomas Henry
 Portrait de Amand Ono (vers 1841) |
En 1915, le neveu de la première femme de Millet, légua à la ville un ensemble de portraits réalisés à l'époque de la carrière cherbourgeoise de Millet. Au total, une trentaine d'oeuvres complétées depuis par des acquisitions du musée.
- Portrait de Javain (1841)
- Moïse (autoportrait) (1841)
- Portrait présumé de Madame Ono (vers 1844-1845)
- Bergers d'Arcadie (vers 1842-1843)
- Portrait de Pauline Ono en bleu (vers 1841-1842)
- Autoportrait (1841)
- Portrait de Amand Ono (vers 1841)
- Portrait de femme, une tante de Pauline Ono (vers 1842)
- Le rocher du Castel Vendon (1848)
- Scène dans un parc (vers 1842)
- Lapidation de Saint-Etienne (vers 1837-1840
- Petit génie de la peinture (vers 1842)
- Le conteur ou Le Conteur arabe
- Pierre Ono, Beau-père de Jean-François Millet (vers 1841)
- Bergère filant (vers 1842-1843)
- Portrait de Mne Veuve Roumy (vers 1842)
- Pauline Ono en déshabillé (1843-1844)
- Académie d'homme nu (1837-1838)
- La justice (vers 1839-1840)
- Portrait de Catherine Lemaire (vers 1845)
- Mme Deslongchamps et sa fille Mme de Vaudiville (1843-1844)
- Portrait de Maître Valmont (1842)
- Portrait d'Alexandre Langevin (1845)
- Portrait d'Augustin Ambroise Langevin (1845)
- Autoportrait à la casquette de laine (vers 1847-48)
- Tentation de Saint-Antoine
- L’amour vainqueur
- La Charité (1858)
|
| |